Lorsque le musulman se trouve face à une affaire (un projet par exemple) dont il ignore si elle sera bonne où pas, il fait ses ablutions, prie deux rak’ah et après la salutation final il invoque son Seigneur par l’invocation ci-dessous. Enfin, il poursuit ce qu’il a décidé. Si cela est un bien pour lui, elle se concrétisera par la volonté d’Allâh. Dans le cas contraire, Il l’en détournera.
D’après Djâbir Ibn ‘Abdu-llâh –l’Agrément d’Allâh sur eux- : « Le Messager d’Allâh –Prière et Salut d’Allâh sur lui- nous enseignait la consultation dans toutes les décisions à prendre comme il nous enseignait le Coran. Il disait :
« Lorsque l’un de vous décide de faire quelque chose, qu’il fasse deux rak’ât autres que les prières obligatoires, puis qu’il dise :
Ô Seigneur ! Je Te consulte de par Ta connaissance et je T’implore de m’accorder le pouvoir de Ton pouvoir et je Te demande de Ton immense générosité. Car Tu es certes capable et je suis incapable, Tu sais tout tandis que moi je ne sais pas, et c’est Toi le Grand Connaisseur de tout ce qui est inconnu. Ô Seigneur ! Si Tu sais que cette chose – et il nomme clairement la chose en question – est une source de bien pour moi dans ma religion, dans ma vie présente et dans ma vie future (ou il dit : ici-bas et dans l’Au-delà) destine-la-moi et facilite-la-moi puis bénis-la-moi. Et si Tu sais que cette chose est pour moi une source de mal dans ma religion, dans ma vie présente et dans ma vie future (ou il dit : ici-bas et dans l’Au-delà) détourne-la de moi et détourne-moi d’elle et prédestine-moi le bien là où il se trouve puis rends-moi satisfait de cette décision. » » (Al-Bukhârî n° 6841- traduction tirée de : Hisnu-lmuslim… - La citadelle du Musulman… par Sa’îd Ibn Wahf Al-Qahtânî. Arabe/français. Editions Anas. P.82 à 85, chap.26, du’â- n°74).
L’invocation en phonétique :
« allâhumma inni astakhîruka bi ‘ilmika, wa astaqdiruka biqudratika, wa as-aluka min fadlikal-azîmi fa innaka taqdiru wa lâ aqdiru, wa ta’lamu wa lâ a’lamu, wa anta ‘allâmu-lghuyûbi, allâhumma in kunta ta’alamu anna hâdha-lamra (ici on nomme son affaire) khayrun lî fî dînî wa ma ‘âchî wa ‘âqibati amrî (ou il dit : ‘âdjilihi wa âdjilihi) faqdurhu lî wa yassirhu lî thumma bârik lî fîhi, wa in kunta ta’lamu anna hâdha-lamra charrun lî fî dînî wa ma ‘âchî wa ‘âqibati amrî (ou il dit : ‘âdjilihi wa âdjilihi) fasrifhu ‘annî wa-srifnî ‘anhu wa-qdur lîya-lkhayra haythu kâna thumma ardinî bihi. »